Les Européens ont les meilleures écoles du monde

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Deux ans après l’application du plan « Une école de qualité pour tous », élaboré par la Fédération européenne, les pouvoirs locaux et les représentants de la société civile, les élèves européens arrivent en tête du célèbre rapport PISA.

L’enquête de PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves), géré par l’OCDE, mesure tous les trois ans la qualité des performances pédagogiques des systèmes scolaires internationaux. Alors que les résultats publiés en 2013 montraient la très nette avance des élèves asiatiques (Chine, Japon, Corée), le nouveau rapport qui vient d’être rendu public indique que les écoliers de la Fédération européenne arrivent cette fois en tête de classement.

Ces résultats sont spectaculaires car l’enseignement européen a longtemps été en déclin. « Nos classes sont bondées », expliquait Suzanne, il y a trois ans dans nos colonnes, une enseignante d’une école bruxelloise. « Nous accueillons souvent des jeunes à qui il manque les fondements élémentaires et nous n’avons ni les ressources humaines ni les moyens technologiques nécessaires à leur encadrement » déplorait à l’époque Christian, directeur d’un établissement scolaire d’une grande ville wallonne. Le malaise était perceptible en Belgique, comme dans de nombreux pays européens. Mesurant l’ampleur du chantier, le ministre européen de l’Education, Moreno Zimmaro, avait alors décidé d’organiser les Etats-généraux de l’enseignement, auxquels il avait convié les ministres nationaux de l’enseignement fondamental, l’Association européenne des parents d’enfants scolarisés et les représentants des associations nationales d’enseignants.

Il avait alors très vivement réagi, déclarant : « Il n’est pas admissible qu’au XXIe siècle, des carences aussi importantes existent dans l’enseignement. L’éducation a un urgent besoin de financement qui se chiffre en plusieurs dizaines de milliards d’euros que nous mettrons à la disposition des ministres nationaux, et ce pour accroître le nombre d’enseignants, moderniser les infrastructures et acquérir du nouveau matériel. Mais ce n’est pas qu’une question d’argent  ». Et d’insister : « Il nous faut refonder intelligemment l’inscription du projet pédagogique et du rôle de l’école dans la société contemporaine. »

La Fédération européenne a depuis lors atteint les trois objectifs qu’elle poursuivait :

1. Repenser en profondeur les contenus pédagogiques qui n’étaient plus en phase avec la réalité d’un monde complexe, mondialisé et hautement technologique.

2. Réduire le fossé qui séparait les écoles des quartiers réputés difficiles, des écoles performantes, en créant des critères de qualité aux normes européennes applicables à tous.

3. Créer une cellule spéciale chargée d’élaborer des programmes spécifiques à la réalité européenne, tels que des cours de langue et d’histoire européennes, destinés à favoriser l’émergence d’une conscience civique et sociale commune.

Le vénérable universitaire italien, devenu ministre fédéral à la demande insistante du président européen, avait baptisé son projet « Une école de qualité pour tous ». C’est donc avec un certain soulagement qu’il est apparu ce jour devant les caméras pour souligner l’importance de ces résultats. « Dans un monde comme le nôtre où les jeunes sont soumis à un flot d’informations, plus ou moins fiables, nous devons sans cesse rappeler que l’école doit leur apprendre à apprendre, c’est-à-dire à trier, à discerner, à comprendre et à maîtriser. En un mot à raisonner. Les technologies de l’information ont longtemps noyé les enfants dans une marée indiscriminée d’informations. Nous avons pu les utiliser pour préparer notre jeunesse à l’avenir digne, intelligent et prospère auquel elle a droit. C’est notre responsabilité. Et ceci, a-t-il conclu, commence dès le plus jeune âge à travers l’apprentissage de la lecture, du calcul, du sport, de l’art et de l’environnement. Tous ces éléments structurants, qui construisent l’identité de nos enfants et leurs rapports aux autres. C’est-à-dire la société européenne et sa place dans le monde de demain. »

 

S.P.

 

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