La 3e convention européenne de l’emploi

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La lutte pour l’emploi était l’un des engagements forts de John Forsythe durant sa campagne. En passant cette année sous la barre des 8 %, le chômage descend à son niveau le plus bas depuis 2008, c’est-à-dire depuis la crise. Un résultat encourageant pour le  président européen, à mi-mandat.

Kaija Hyytiäinen, ministre de l’Emploi
John Forsythe, président des Etats-Unis d’Europe

En tant qu’Irlandais, John Forsythe est bien placé pour connaître le problème du chômage, passé de 4 % en 2001 à 12 % à la fin de 2013. Il a vécu le miracle puis la débâcle économique, aggravée par la crise depuis 2009. Aussi est-ce avec méthode et prudence qu’il a avancé : « La situation ne me permet pas de vous faire de promesse. Mais je puis en revanche vous assurer que tout sera fait pour placer l’emploi en tête de mes priorités en faisant appel à des mécanismes jusqu’alors inédits », avait-il déclaré à son entrée en fonction, alors que le chômage plafonnait à 10,8 %. Et il n’a pas tardé à clarifier son projet. Demain s’ouvrira la Convention européenne de l’emploi, la troisième depuis le début de son mandat. En réunissant au lendemain de l’investiture de son gouvernement, une commission parlementaire extraordinaire, les énergies de la société civiles (syndicats, patronats, représentants sectoriels, etc.) autour de la ministre de l’Emploi Kaija Hyytiäinen, du ministre des Affaires sociales Peter von Stahl, du ministre du Développement et de la recherche industriels Thierry Huysen et du ministre de l’Education Moreno Zimmaro, la première Convention pouvait alors sembler être un pari perdu. Mais c’était sans compter la méthode Forsythe : en dirigeant les séances plénières personnellement, il avait présenté une série d’objectifs qu’il avait demandé à son équipe et aux partenaires d’atteindre :

  1. Un plan d’investissement dans les énergies vertes, la recherche et le développement industriels ;
  2. Une étroite collaboration entre les écoles supérieures et les entreprises pour chercher conjointement des applications massives et exportables.
  3. L’introduction de l’allocation universelle pour sortir les chômeurs de la précarité et relancer la consommation européenne intérieure, et donc l’emploi (voir notre article détaillé sur le sujet).
  4. Le lancement immédiat du projet Copernicus, destiné à permettre à un million d’étudiants de bénéficier d’une formation ou d’un stage en Europe, grâce à une bourse remplaçant celle d’Erasmus (voir notre édition précédente).

L’onde de choc provoquée par les deux premières Conventions a créé une nouvelle dynamique en Europe, décuplée par le développement de nouveaux pôles d’excellence, le soutien du gouvernement européen à l’exportation et surtout le rétablissement de la place de l’Europe dans le concert des grandes nations internationales, dont le modèle socio-économique et politique est aujourd’hui cité en exemple aux quatre coins du monde. Les économies considérables obtenues grâce à la fédéralisation des compétences et à la mutualisation des dettes (plus de 400 milliards d’euros cette année) ont renforcé la crédibilité de l’équipe Forsythe et des industriels européens dans le monde. Le retour de la croissance que la confiance retrouvée a suscitée et les nombreux emplois que la nouvelle position européenne dans l’économie mondiale a permis de créer ont redonné aux Européens une qualité de vie qu’ils ne connaissaient plus à l’époque de l’Union en raison des dépenses de fonctionnement exorbitantes destinées à financer les compétences jadis redondantes.

« Mon objectif est double, cette année », a déclaré aujourd’hui Forsythe. « Faire baisser le chômage pour descendre sous la barre des 5 % à la fin de mon mandat et créer des emplois stables, dignement rémunérés et à la hauteur des compétences de chacun ». Nous ne manquerons pas de revenir dans nos colonnes sur les débats et les décisions qui seront prises durant cet événement exceptionel.

 

V.H.

 

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