Le service civique obligatoire: l’engagement citoyen pour autrui

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La Fédération européenne décide de matérialiser son programme de solidarité à travers un nouveau lien organique entre l’individu et la société. 

Pour sortir des sempiternels débats politiques stériles, le président de la fédération européenne, John Forsythe,  a décidé de procéder à une vaste consultation populaire et a lancé un référendum sur un sujet d’intérêt commun dont il ressort, à une écrasante majorité,  la volonté des citoyens européens d’instaurer une nouvelle forme de service  obligatoire qualifié de service universel civique qu’il soit civil ou militaire. Au sein de l’assemblée du Parlement européen, John Forsythe a convaincu les élus en clamant : « On ne naît pas bon citoyen, on le devient ». Il faut reconstruire un espace de fraternité, de brassage et de mixité sociale qui pallie les insuffisances de l’Education nationale et la suppression des  services nationaux ; il nous faut désenclaver la précarité et le sentiment d’abandon de nos jeunes dans toutes les zones de pauvreté pour (ré)apprendre à vivre ensemble et pouvoir leur proposer un modèle avec de la valeur ajoutée sociale, humaine, professionnelle qui les aide   à se préparer à leurs défis futurs au travers desquels ils s’accompliront. Soucieuse d’un juste équilibre entre liberté individuelle d’entreprendre et fraternité solidaire, la Fédération a donc initié ce processus permettant de privilégier l’engagement personnel en faveur du projet collectif pour souligner l’indissociabilité de ces deux pôles.  Selon John Forsythe, que l’on soit diplômé ou non, passer six mois obligatoires à aider les autres, permet à chacun de se rendre utile et de se forger une identité citoyenne. La voix puissante du président retentit avec gravité dans l’hémicycle et tous les représentants ovationnent le président quand ce dernier proclame avec force:  » Apprendre à vivre ensemble est tout aussi important que d’apprendre à lire et à écrire. On me dit que rendre obligatoire le service civique est une contrainte. Oui, mais une contrainte émancipatrice. Il s’agit d’une initiative  porteuse de valeurs, qui renforce la cohésion sociale et  le sentiment d’appartenance à l’Europe ».  Notre président attend beaucoup de l’engagement des jeunes car il considère que nous vivons sans cesse davantage dans un monde où la conscience de nos droits augmente exponentiellement tandis que décroit dans les mêmes proportions celle de nos devoirs. Les jeunes entrent dans une société où les «branchements sont déjà faits», le plus souvent sans percevoir ce qu’ils doivent à la collectivité dans laquelle ils doivent s’intégrer : les avantages qu’ils en retirent apparaissent dès lors plus comme un dû que comme une dette. L’originalité du projet  mis en avant par John Forsythe vise non seulement à renforcer le lien entre individu et société mais également à favoriser l’expression intergénérationnelle de la citoyenneté à tous les âges de la vie. Dans ce contexte l’idée révolutionnaire de notre président est de mettre en place un service civique obligatoire pour les seniors afin que ceux-ci consacrent quelques heures par semaine à des missions éducatives, culturelles, sportives et solidaires pour conjuguer  les forces, cultiver l’exemplarité et renforcer l’impact des résultats. Enfin pour donner une valeur symbolique complémentaire à la population dans certains
domaines concrets et totalement ciblés, le patron de l’Europe exige des représentants politiques à tous les niveaux de pouvoir, de faire un service civique obligatoire en maisons de retraite, en milieu hospitalier ou dans des établissements scolaires. Le service obligatoire et les mesures associées n’atteindront leurs objectifs que si le projet est porté par l’ensemble de la société : familles, associations, éducation nationale, entreprises, responsables politiques… et notre président l’a bien compris. Pour créer cette dynamique du succès, John Forsythe entend ne pas rester dans la rhétorique et a mis sur pied une task force habilitée à mettre en œuvre une vaste campagne de sensibilisation de tous les acteurs concernés.
Grâce à ce mécanisme d’inclusion sociale mis au service de l’Europe, que ce soit par la voie militaire ou civile, les jeunes Européens pourront à nouveau apprendre à se connaître et à s’apprécier, quelles que soient leurs origines sociales et culturelles. Les jeunes seraient envoyés aléatoirement aux quatre coins de l’Europe se mêler aux autres. Les enfants travailleront au coude à coude, qu’ils soient issus de milieu favorisés ou désœuvrés.
« Je veux pour notre jeunesse, a souligné haut et fort le président, un brassage des origines et des croyances au sein de la fédération destiné à inculquer à la jeunesse les valeurs démocratiques et à lutter contre la montée en puissance du radicalisme et du communautarisme. »
Que ce soit en instruction et manouvres militaires ou dans le champ social, les aînés encadrés par des professionnels accompagneront les jeunes pendant leur service civique. afin de réduire les fractures intergénérationnelles et de développer des liens de fraternité et d’amitié entre jeunes et retraités.
Malgré les contraintes et les difficultés que suscite pareil programme, les élus et les citoyens lui ont réservé un accueil d’autant plus enthousiaste qu’ ils ont appris que notre président avait choisi de servir chaque dimanche dans un refuge de sans-abris.

Hubert Heine et Olivier Boruchowitch

We will do it !

Credit image: Ben Heine – http://www.benheine.com/

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