Profitant du Brexit, les jeunes ont sauvé l’Europe !

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« Le Nouvel Européen.

Discover what Europe could be »

« Dites, si c’était vrai »

Incroyable mais vrai, le Brexit a sauvé l’Europe ! Nous, les Européens de 2026, le constatons avec bonheur et en profitons pleinement. Car, contrairement au craintes alarmistes et au pessimisme défaitiste nés, il y a dix ans, à l’issue du Brexit, l’Europe a osé et réussi un aggiornamento essentiel : profondément restructurée et harmonieusement intégrée, elle est sortie par le haut de la crise profonde qui la minait depuis le début du XXIe siècle. Elle a ainsi retrouvé et l’esprit et les objectifs initiaux de ses fondateurs, enracinés dans le partage d’une vision à long terme et la mise en commun solidaire des forces, valeurs et richesses de chacun de ses Etats membres.

Rappelons-nous, c’était il y a dix ans, déjà. En juin 2016, les citoyens britanniques avaient voté la sortie de leur pays de l’Europe. Des réactions en sens divers avaient suivi cette décision historique.

D’aucuns rappelaient que de Gaulle avait eu raison lorsqu’en 1963, il avait refusé l’adhésion de la Grande-Bretagne à l’Europe, vu « l’incompatibilité entre les intérêts économiques continentaux et insulaires… » et craignant que ce pays devienne« un cheval de Troie des États-Unis : l’adhésion britannique aurait dénaturé l’Europe européenne en Europe atlantique. »  Leurs auteurs ne cachaient pas leur satisfaction : l’Europe était enfin débarrassée du caillou dans sa chaussure qui l’empêchait d’aller de l’avant vers une meilleure intégration et une plus grande efficience. Ils se réjouissaient ouvertement de la sortie d’un Etat membre de la communauté seulement quand il y voyait un bénéfice personnel mais toujours hors de celle-ci lorsque solidarité, règles communes et intérêts partagés ne lui convenaient pas ; un Etat qui avait fait de l’exception sa règle générale, notamment pour l’Euro et l’espace Schengen. En résumé, « Bon débarras ! » disaient-ils.

Pour d’autres, notamment dans les sphères dirigeantes de l’Europe, la décision démocratique des Britanniques était un coup de massue inattendu ; ils n’avaient pas cru qu’une majorité de ce grand peuple se laisserait contaminer par la méfiance de leurs premiers ministres successifs à l’égard de l’Europe ; se laisserait tromper par les calculs électoralistes locaux et à court terme de David Cameron ; se laisserait abuser par les grossiers mensonges éhontés des partisans du Brexit durant la campagne précédant le référendum ; perdrait de vue les véritables enjeux de cette consultation populaire… D’où le manque de réactivité de trop de ténors (!) européens et leur tendance à vouloir se laisser le temps de voir comment les choses allaient évoluer.

Ce manque de positionnement clair et de décisions urgentes, adaptées et proportionnées à la gravité de la situation nouvelle  allait avoir deux conséquences lourdes ; certes tout à fait opposées, elles allaient, l’une et l’autre, redistribuer les cartes dans et pour les autres Etats européens.

Dans la foulée de la Grande-Bretagne, profitant de la valse hésitation à la tête de l’Europe, certains pays s’empressaient d’organiser à leur tour des consultations populaires de même type que celle ayant amené le Brexit. Le résultat ? Au terme d’une courte campagne électorale, où furent utilisés les mêmes arguments fallacieux employés pour tromper les Britanniques, la Hongrie, l’Autriche et la Pologne quittaient elles aussi l’Europe, alors que la France et les Pays-Bas résistaient de justesse aux appels séparatistes lancés par Marine Le Pen et Geert Wilders.

La seconde conséquence a été la révolte des jeunes de ces quatre anciens pays de la communauté. Se sentant lésés dans leurs espoirs d’avenir ouvert sur le monde au travers de l’Europe, ces jeunes ont d’abord manifesté bruyamment leur colère ; ensuite, usant de tous les moyens démocratiques à leur disposition, ils ont forcé les politiciens de leurs pays respectifs responsables d’une décision inique à démissionner ; enfin, ils ont rejoint ou formé des groupements et associations comme Stand Up For Europe, favorables à la construction d’une autre Europe, où tous, jeunes compris, auraient leur chance, leur mot à dire, leur pouvoir de décision. Réunis à leurs frères et sœurs d’âge par les mêmes griefs, craintes, espoirs et objectifs, les jeunes des autres pays restés dans la communauté de l’Europe ont à leur tour entamé les mêmes démarches et actions pour arriver, finalement, à la démission de leurs politiciens sans vision, inféodés à leurs partis, incapables de résister au lobbies et, une fois élus, ignorant et leurs promesses électorales et les intérêts des citoyens européens. En résumé, une « table rase » d’un passé décevant, une nouvelle page d’histoire à écrire, un impressionnant chantier de reconstruction à entreprendre.

Face à l’immensité et la complexité de la tâche, convaincus également de la nécessité impérieuse d’être guidés et aidés dans leur folle entreprise, ces jeunes se sont alliés à quelques personnalités aux solides convictions européennes comme Philippe Maystadt, Guy Verhofstadt, Philippe Lamberts, Daniel Cohn-Bendit, Michel Rocard (décédé depuis), Pierre Defraigne… Ensemble, mettant en commun l’expérience des anciens, l’audace et l’enthousiasme des jeunes, ce mouvement prend la structure politique d’un parti pro-européen unique, le NEUW – Neuw Europe United Wint – le même dans les 24 pays restant de l’Europe, avec le même programme, exprimé en des termes totalement identiques. Un programme mettant en exergue une citoyenneté européenne active et une indispensable souveraineté européenne dans une série de domaines où l’unité d’action et de point de vue remplace efficacement les réactions en ordre dispersé et dans des sens souvent opposés : politiques étrangère, fiscale, budgétaire, bancaire, sociale, du travail de la justice, de l’immigration, militaire, de ses frontières… faisant apparaître honnêtement tant les côtés contraignants de cette vaste intégration que ses énormes avantages, dénonçant notamment  le coût exorbitant de la « non-Europe » estimé à 1.000 milliard d’Euros/an. Au terme de cette vaste campagne d’information objective et des élections simultanées dans tous les états, Le NEUW emporte partout la majorité absolue.

Avec pour conséquences : d’abord, le remplacement des traités antérieurs compliqués par un traité unique et explicitant clairement, aux citoyens et leurs dirigeants nationaux, comment les devoirs et droits européens sont intimement liés et applicables à tous les membres sans exception, l’abandon des premiers étant sanctionnés immédiatement par la perte des seconds ; ensuite le choix d’un parlement, d’un gouvernement, d’un premier ministre, d’un président européens.

Constatant et regrettant que l’anarchie et le chacun pour soi de l’ancienne Europe ait créé et augmenté les inégalités entre les différents pays, notamment en matière économique, géopolitique, éthique et sociale, les nouveaux responsables européens, en accord avec chacun des 24 Etats, répartissent ceux-ci en deux groupes.

Le premier est une confédération formant les Etats-Unis d’Europe – USE – autour d’un projet et de règles uniques, acceptés et respectés par tous, sans exception, notamment en ce qui concerne l’appartenance à la zone euro et à l’espace Schengen, où les égoïstes exceptions de confort sont bannies une fois pour toutes. Quelle qu’en soit la cause, le non respect de ces règles entraîne, après une seule mise en garde, l’éjection immédiate de ce groupe.

Le second groupe, les amis des Etats-Unis d’Europe – FUSE- est formé des pays favorables à l’idéal européen mais qui, dans un premier temps ou momentanément ou définitivement, sont dans l’incapacité, notamment économique, de respecter les règles strictes du groupe USE. Tout en respectant l’esprit et les règles de l’Europe, notamment en matière d’éthique, de libertés individuelles et de la presse, de libre circulation des personnes, ces Etats souverains peuvent adhérer au traité de façon plus souple et moins impérative que les membres du USE.

Le passage du second groupe au premier est possible lorsqu’après examens sérieux et objectifs, un pays est, depuis cinq ans, prêt et armé pour faire face aux responsabilités et obligations des USE. De même, un Etat qui aurait des comportements incompatibles avec l’esprit et les valeurs de l’Europe serait, après une seule mise en garde, expulsé des FUSE.

Si bien que, dix ans après le Brexit et au terme des réformes fondamentales et courageuses prises démocratiquement par le peuple européen, l’Europe est repartie de l’avant : est redevenue la deuxième économie du monde ; a oeuvré à la restauration de la paix au Moyen-Orient,en Lybie, en Afrique Centrale, par une politique antiterroriste efficace ; à contribué à la disparition des paradis fiscaux et des banques arnaqueuses ; est à nouveau écoutée et respectée dans tous les organismes mondiaux de décisions ; peut fièrement mettre en avant la probité de ses responsables, bien différente du comportement scandaleux et malhonnête de plusieurs de ses anciens dirigeants comme José-Manuel Barroso….

Oui, la nouvelle Europe est bien vivante au terme d’un traitement de choc où la jeunesse européenne a été le levier indispensable et efficace d’une remise à neuf qui lui a fait du bien, à ses habitants et à ceux de toute la planète.

Dites, si c’était vrai !

 

Bruno Heureux

Poète-chansonnier,

Membre du comité de soutien de Stand Up for Europe.

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