La fédération européenne met le bien-être humain au sommet de ses objectifs

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« Le Nouvel Européen.

Discover what Europe could be »

« Dites, si c’était vrai »

          Dans les premières décennies du 21ème siècle, l’Europe n’était pas passée loin du drame. On se demandait comment les européens pouvaient avoir oublié si rapidement les leçons du 20ème siècle et s’égarer à nouveau sur les mêmes chemins menant aux précipices bien connus.

            C’est que les partis politiques d’extrême droite étaient monté tout près du pouvoir et même jusqu’à le prendre dans un certain nombre d’Etats Membres. La particratie qui régnait alors avait enfermé les gouvernements dans leurs aveuglements. Ils ne se préoccupaient le plus souvent que de préserver leurs propres privilèges et surtout leur réélection à court terme. La grogne populaire montait depuis quelques années déjà sans que les joueurs au pouvoir ne s’en rendent compte ou ne sachent comment la récupérer à leur profit. Quelques individus se levaient ci et là pour dénoncer le système et ne s’encombraient ni de la vérité ni de l’histoire pour abreuver de fausses promesses des électeurs affamés de justice et de bien-être.

            Elections après élections, referenda après referenda, le peuple disait « non au système » et malheureusement, il ne se trouvait personne pour proposer de vraies solutions. On savait à qui et à quoi dire « non » mais pas en échange de quoi ! Alors c’était la recette connue des extrémismes populistes et démagogiques qui emportaient aveuglement les espoirs de chacun.

            Bien sûr il y avait la crise d’un système économique que la mondialisation non gouvernée avait poussé à bout. Bien sûr, il y avait la crise migratoire que les médias mélangeaient insidieusement – avec irresponsabilité et succès d’audience – avec le terrorisme et les questions d’identités pour parfaire le cocktail explosif de la peur et de l’ignorance. Bien sûr il y avait des populations entières qui se faisaient massacrer au Moyen Orient. Bien sûr pendant ce temps, la pollution gagnait encore et toujours du terrain et les activités économiques consommaient toujours plus des ressources de la planète. Le gigantisme et la recherche du profit restaient les seuls moteurs de cette fameuse « croissance » qui voulait atteindre le ciel et se présentait comme la seule solution possible.

            Bien sûr, bien sûr, bien sûr…mais enfin et surtout, la configuration d’Etats-Nations hérités d’un passé révolu se refermant sur leur petitesse, comme le premier petit cochon dans sa maison de paille, ne faisait plus le poids face aux groupes et intérêts économiques de plus en plus globaux et digitalisés qui, eux, ne se préoccupaient plus de frontières.

            Heureusement, face à tous ces défis, les technologies de l’information et de la communication ayant envahi toutes les autres sphères de l’activité humaine en arrivèrent finalement à la politique et à la démocratie qui durent bien se digitaliser comme tout le reste. La puissance des réseaux sociaux fut soudainement démultipliée par la télépathie basée sur nulle autre énergie que celle renouvelable à l’infini des êtres humains eux-mêmes. Plus besoin de bruler du pétrole, de fendre l’uranium ni de capter le soleil ou le vent pour communiquer. Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, penser suffisait pour communiquer. Mais il fallait penser… C’est un mouvement des jeunes pour l’Europe qui s’est emparé de la question dans les années 20 et a permis un renversement complet de l’histoire.

Un gigantesque chantier nouveau s’ouvrit pour tous et dans tous les domaines rendant rapidement obsolètes toute sortes de schémas anciens.

  • Les partis politiques perdirent de plus en plus rapidement toute influence au profit des réseaux sociaux qui imposèrent de nouveaux modèles de partage de gestion politique avec tirages au sort (crowd-electing) des responsables, pour des durées limitées, sous un contrôle en temps réel etc.
  • Les sociétés commerciales furent rendues à leurs véritables propriétaires, les « parties prenantes » parmi lesquelles on trouvait à pouvoir égal un réseau d’actionnaires, de travailleurs, de clients, de fournisseurs et de membres de la communauté environnante.
  • L’énergie fut entièrement transformée sur le modèle de la toile internet et chacun produisit de l’énergie à partir de sa maison individuelle en échangeant les déficits et les surplus sur la toile énergétique. Les économies d’énergie s’en suivirent immédiatement.
  • L’alimentation cessa de provenir de giga monocultures agroindustrielles traitées aux engrais et pesticides pour être produite localement en agroécologie par des communautés de vie soucieuses de la qualité de leur nourriture, de leur environnement et d’éviter les gaspillages.
  • Les robots remplacèrent définitivement les humains pour tous les travaux répétitifs et sans valeur ajoutée, seuls les individus hautement qualifiés restaient nécessaires dans le monde du travail, mais ce monde se rétrécit à une petite communauté tandis qu’un nombre croissant consacrait son temps et son énergie à se former tout en laissant de plus en plus de place aux loisirs culturels, sportifs et sociaux ainsi qu’à la créativité en tous genres.
  • Pour tenir compte de toutes ces évolutions, on cessa enfin de mesurer les progrès de la société en termes de PNB mais plutôt de bien-être.

Bref, la société fut rendue à ses véritables acteurs, les citoyens et cela par un double mouvement de recul des Etats-Nations : D’une part, vers le bas par une formidable revitalisation des communautés de vie locales. D’autre part vers le haut par une refondation de l’Union européenne qui revint enfin dans la « cour des grands » après une trentaine d’années d’égarement et de délitement qui l’avait menée au bord de la disparition.

Les principes de réseau, d’échange, de partage et de coopération ont finalement pris le dessus, dans toutes les sphères de la vie humaine, sur l’ancien paradigme de la centralisation pyramidale. Le jeune porte-parole temporaire de la nouvelle Fédération européenne pouvait déclarer à l’aube des années trente : « l’Europe a repris le leadership d’un nouveau monde où le bien-être humain est la valeur suprême »

Dominique de Crayencour,

Membre du Comité des Sages de Stand Up for Europe


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