La Fédération Européenne bouscule l’ordre international établi

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« Le Nouvel Européen.

Découvrez ce que l’Europe pourrait être »

« Dites, si c’était vrai »

 

« Nous, Européens, acceptons et endossons le rôle qui nous est  dévolu sur la scène internationale en tant que défenseurs  de la paix et de la sécurité mondiale. La concrétisation, ces dernières décennies, de notre projet basé sur la réconciliation des peuples, la solidarité et le partage de valeurs communes doit désormais servir de modèle, une référence et un idéal ayant vocation à rayonner et s’enraciner sur l’entièreté de la communauté internationale. »

Ainsi s’adressa J. Forsythe, Président de la Fédération Européenne, à l’Assemblée Générale des Nations Unies après l’acceptation par consensus de celle-ci comme membre permanent du Conseil de Sécurité, tel que dorénavant permis et stipulé par les nouvelles dispositions de  la Charte de San Fransisco.

  • La Fédération Européenne et son « Saint » siège : une croisade pour la paix

Si de prime abord un tel événement peut surprendre, il n’en est en fait rien. Ce n’est en effet que la suite logique et cohérente de l’Histoire. Symboliquement, cette reconnaissance unanime de la Fédération par ses pairs ne représente donc guère plus que le point d’orgue d’un long et laborieux combat qui a profondément redéfini le rôle et l’identité de l’Union Européenne tant à l’interne qu’à l’international et qui a mené à sa fédéralisation progressive.

Une fois celle-ci achevée et actée à l’interne, l’acceptation et la consécration de la Fédération en tant qu’Etat supranational sur la scène globale fut rapide. Comment, en effet, ne pas accepter l’acteur qui, depuis plusieurs décennies, était devenu l’interlocuteur économique, politique, commercial et humanitaire principal du reste du monde;  un protagoniste majeur du développement tant économique que social de nombreuses nations. Il ne manquait à l’actif de l’Union Européenne de l’époque qu’une politique étrangère et de défense réellement communautarisée.

  • Politique extérieure européenne, année 0

Pourtant, à l’aube du projet européen se trouvait la Communauté Européenne de Défense. Soldée par un échec cuisant dû aux réticences nationales et souverainistes en 1954, il faudra attendre 1973 et la déclaration de Copenhague, définissant l’identité de l’UE face au monde, et la mise en œuvre d’une Politique de Coopération Européenne pour relancer le processus.

Cela aboutit au lancement de la Politique Étrangère et de Sécurité Commune qui restait très critiquée pour son caractère intergouvernemental, la rendant opaque, inefficace et limitée.

Cependant, tout comme le développement des enjeux environnementaux internationaux avait fait de l’Union un acteur mondial clef de ce domaine, le développement de la menace terroriste allait amener  l’UE à se doter d’un appareil de défense commune. En référence à la possibilité offerte par les traités constitutionnels de créer une défense commune, il fut instaurée à partir de 2020 une coopération structurée permanente sous l’impulsion de gouvernements pro-européens. Par la même occasion,  le processus de révision des traités fut lancé et finalisé en vue de la fédéralisation complète d’un certain nombre de compétences désormais communes et exclusives.

Cette unification parachevée permit des avancées inouïes. Grâce à la mutualisation des ressources et des dépenses, aux économies d’échelle effectuées, aux investissements communs et rationalisés notamment dans l’innovation technologique et l’industrie de pointe, l’UE devint une référence mondiale.

La mise en place d’une défense commune s’accompagna de l’instauration d’une agence commune de renseignements, une véritable CIA européenne ainsi que la création d’un corps de police fédéral, un FBI de l’Europe, capable de gérer efficacement la libre circulation au sein de l’UE et s’attaquer au chantier conséquent d’un terrorisme intrinsèquement transfrontalier. Similairement, L’UE fut enfin capable de mobiliser une armée commune sous commandement unique regroupant les capacités de toutes ses composantes pour affronter les défis pressants du monde globalisé.

Ces développements ont plus que jamais contribué à la reconnaissance de l’acteur UE au sein des Nations Unies. Depuis 2020, la Fédération Européenne a ainsi pu jouer un rôle prépondérant dans la résolution de nombreux conflits mondiaux comme la victoire contre l’Etat islamique, la résolution des crises en Afrique sub-saharienne ou encore au Yémen.

  • L’Europe s’impose, « le club des 5 » implose

Enfin, la fédéralisation de l’Union a également permis à l’Union Européenne de devenir un acteur international à part entière. Force est de constater que les relations internationales juridiquement encadrées demeurent l’apanage principal des Etats. Cela posait donc moultes problèmes pour l’entité hybride, ni tout à fait organisation internationale, ni tout à fait Etat, qu’avait pu être autrefois l’Union. Ces contraintes concernaient tant la contractualisation d’instruments internationaux (traités, conventions etc.) que l’accession au statut de membre intégral des organisations internationales.

Ainsi « étatisée », la nouvelle Fédération Européenne put sans encombre rejoindre l’organisation du traité transatlantique aux côtés de la Turquie ou encore des Etats-Unis. De plus, conformément à l’article 4 de la Charte des Nations Unies, l’Union Européenne, pu abandonner son statut d’observateur et devenir finalement membre à part entière de l’Organisation des Nations Unies.

Grâce à la savante stratégie géopolitique du nouveau Président français approuvée auparavant par tous les Etats membres de l’ancienne Union, la Fédération Européenne pu reprendre à son actif la mise en place d’une réforme, tant attendue, du Conseil de Sécurité de l’ONU. Usant d’un poids colossal tant commercial qu’à présent militaire, la Fédération Européenne (avec la complicité subtile de la France) arriva, non sans peine et compromis, à faire accepter par ses partenaires chinois, russe, américain et surtout britannique, la nécessité d’ouvrir le club des 5 à d’autres prétendants afin d’assurer la légitimité et par la même la pérennité de celui-ci. Comme l’avait déjà prôné Kofi Annan alors qu’il était Secrétaire Général des Nations Unis, il était grand temps que celui devienne “plus représentatif de la communauté internationale dans son ensemble”.

  • L’exceptionnalisme britannique: et si le fish and chips n’était au final aussi goûteux qu’avec cette bonne vieille mayonnaise belge ?

Quid des anglais nous direz-vous, pourtant également membre du club initialement très restreint ? Après un Brexit tout autant difficile à digérer qu’une Jelly n’est appétissante, la fuite des cerveaux et capitaux « British » pour l’ancien continent, la plongée interminable de la livre sterling, par voie de référendum ceux-ci décidèrent qu’il valait mieux finalement être « in » plutôt qu’ « out ». Après avoir fait usage de l’article 50 du TUE quelques années auparavant, il convenait donc de repasser par la procédure d’accession, désormais incluse dans la Constitution de la Fédération Européenne. Deux pas en avant, trois pas en arrière.

La boucle est ainsi bouclée. La Fédération Européenne dans sa volonté de cimenter tout un continent, s’exprime désormais avec force sur la scène internationale d’une seule et même voix (mais dans toutes ses langues), et ce pour la paix,  le bien-être, la prospérité et le bonheur  des citoyens d’Europe et du monde.

 

      Hélène Decottigny                                                       Bàlint Gyévai

       Présidente Eyes on Europe                          Secrétaire Général Stand Up for Europe

 

Nous allons le faire! 

Ces infos ne sont pas encore d’actualité.

DOMMAGE.

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